Projet Mémoire et Eternité

Le travail que j’envisage de présenter repose sur deux constantes, épines dorsales de mon projet :                      Mémoire et éternité.

Dans mon adolescence, j’ai été confronté à une carrière de calcaire proche d’un petit village de l’Yonne et à un château en ruine perdu au fond d’une forêt de conte.  Des traces profondes de ces confrontations restèrent longtemps figées dans ma mémoire. Elles finiront par pousser mes instincts bien plus tard à me projeter lors  d’escapades photographiques dans de vastes territoires imprégnés d’une substance minérale abondante et omniprésente exploitée depuis l’aube de l’humanité, mais aussi à m’immerger dans l’intimité de certains lieux porteurs de précarité, d’âme et d’irréalités potentielles imaginatives.

La matière minérale dans les deux cas s’avère être le meilleur témoin permettant de conjuguer mémoire et éternité. Elle façonne continuellement au cours des âges de multiples formes variées, restructure, remodèle indéfiniment les paysages et les lieux de mémoire.

30 ans de photographie passée autour du minéral n’ont pas encore épuisé une irrésistible attirance envers ce constituant idéal brassé depuis l’origine du monde à aujourd’hui, cette prépondérante conquête du regard dans les plis du temps, ni découragé les perpétuelles interrogations de la matière et de ses propriétés visibles et invisibles, ce rapport ambigu entre fragilité et permanence, cette relation à l’éternité et à la mémoire.

FormeGrapitiimg135 copieContinuité, fragilité, immortalité des pierres résument des étendues, condensent la durée dans le temps et la mémoire, supports d’extase, de romantisme exacerbé, on les contemple, on s’y aventure, on s’y égare loin de l’univers humain actuel.

Se promener dans certains paysages nous rend visionnaire regardant le monde du haut d’un piédestal céleste, comme extrait de sa matérialité contemporaine, façonne le besoin d’un recul indispensable, d’une distance d’une toute autre dimension, n’est-ce pas rompre les amarres avec ce continent qui nous a vus naître ?

Disparaître ?                                                                                                                      « Le tragique est dans la nature, il précède l’arrivée de l’homme, il se poursuivra sans lui »

 

 

 

Horizons effondrés

1ParisForum 12Modif3Dimanche 15 décembre 2013

Ce travail évolue dans mon esprit depuis pas mal de temps, commence à prendre forme, probable sujet d’exposition future.

A partir d’un scénario imaginé, affinité avec le cinéma que j’ai pratiqué avant de choisir définitivement la photographie, ce travail est constitué d’images ressuscitées du fin fond de mon inconscient et de mon imagination.

Un homme dévale un escalier qui le précipitera dans une chute chaotique. Au bas des marches, la tête ayant heurté le minéral, le corps inerte,  le voilà  plongé dans un coma profond.  Peu à peu, au fil des jours qui suivent cette chute des éclairs d’images remontent à la surface de son cerveau. Images fantasmatiques mêlées à des souvenirs lointains, elles apparaissent de plus en plus structurées bien que très étranges.

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Vers de nouveaux horizons

Jardin plume

 

 

Dimanche 15 décembre 2013

Définitivement installé à Rouen depuis juillet 2012. Reprise de mes activités photographiques, de nouvelles contrées à explorer de part et d’autre de la Seine jusqu’aux espaces maritimes. Plusieurs sujets photographiques déjà abordés : l’Armada au printemps, visite du « Jardin Plumes », Pacific 231 et la forge durant les journées du patrimoine, Saint Martin de Boscherville, Villequier et la maison de Victor Hugo, La Bouille, Sotteville et bien sure Rouen  abondamment pourvu de  nombreux édifices architecturaux…

Entre temps deux voyages à Toulouse, un autre en septembre à La Baule.

Préparation d’une future expositions  » Horizons effondrés » en collaboration pour les tirages avec un graphiste très doué.

 

 

 

 

Visite du musée Fragonard

Avril 2010.

Il y a très longtemps que j’avais entendu parler du musée Fragonard de Maison-Alfort installé dans l’école vétérinaire. Il est surtout célèbre pour sa collection « d’écorchés » réalisée au XVIIIème siècle selon une méthode inventée par ce naturaliste : Honoré Fragonard. Il lui fallu 9 ans pour mettre sa technique au point. Le musée après une longue période de fermeture a été restauré et réaménagé d’où l’intérêt de cette visite lors des « portes ouvertes du dimanche 11 avril.

Machoire d'équidé

 Visite passionnante où j’ai pu faire librement quelques clichés.

Ecorché

Livre – Paris Enigmatique 1

Belleville 2007

Depuis quelques mois je procède à un éditing de mon patrimoine photographique dans le but de constituer des séries propres à fournir le matériau disponible pour des expositions futures ou la confection de livres ou recueils.Une trentaine de photographies ont été rassemblées pour ce premier ouvrage. Quelques unes en sont issues, d’autres seront publiées sur ce blog assez régulièrement.

Paris XVème

 

 

Voyage en Meuse – juin 2010

Livret exposition Hel

Une nouvelle fois, un périple en Meuse autour de Verdun sur les traces du grand père maternel, mobilisé du début à la fin de la grande guerre 14/18. Temps maussade et pluvieux mais propice à l’ambiance et à la dramaturgie des sites encore meurtris après presque un siècle. A partir d’un lot de 500 cartes toutes écrites durant le confit de photos et documents divers, deux expositions ont été installées, la première à l’Abbaye de Brieulles sur Meuse en octobre 2006, la seconde à la médiathèque de Vandoeuvre les Nancy en novembre 2007.

Montsecq mai 2010

Une troisième exposition devrait avoir lieu en 2011 dans son village de Ravières dans l’Yonne.

Le sanatorium de Saint Martin du Tertre

Corps en attente

J’ai abordé ce travail photographique il y a environ trois ans à la suite d’une recommandation faite par un visiteur de passage lors d’un de mes expositions. Il avait parfaitement ciblé mon attirance pour ce genre de lieu. La première visite fut un véritable choc, une fois ressorti de ce chaos indescriptible. Très marqué par cette découverte j’y suis retourné de nombreuses fois afin de concevoir un sujet photographique à la hauteur de cet endroit entouré d’un grand parc aux nombreuses essences rares et majestueuses. Il me rappela les paysages du peintre romantique Caspard David Friedrich. D’autre part cet univers et ce chaos à l’abandon me firent penser à un film de Marguerite Duras : « Son nom de Venise dans Calcutta désert ». Je me suis donc orienté vers une approche de l’oeuvre de cet écrivain et cinéaste qui me passionne depuis fort longtemps, dont j’ai lu la quasi totalité de ses écrits. Deux romans m’ont particulièrement inspiré : « Le ravissement de Lol Stein » et « La maladie de la mort ».  Après de nombreuses tentatives, ne sachant trop comment articuler les photos, je finis par imaginé l’histoire d’une femme qui, il y a de nombreuses années lutta contre une turberculose dévastatrice pendant de longs mois au sein de ce bâtiment alors en parfait état. Lorsqu’elle revint après ces années passées quelle ne fut pas sa stupéfaction de se trouver confrontée à ce lieu en perdition, martyrisé comme purent l’être ses poumons

Le sanatorium Fernand Besançon

endommagés. Au cours de la visite, le souvenir des souffrance et douleurs que son corps dut subir lui revinrent à chaque pas qu’elle faisait jusqu’au moment où elle reconnu la chambre où elle resta longuement alitée. Triste retournement des choses, que cette inversion de son état et de celui du lieu, devenu ce qu’il est aujourd’hui. Bouleversée, elle médita longuement dans le parc ne comprenant pas cet état des choses.

Une sélection de photographies noir et blanc et couleurs prit forme, chacune accompagnée de textes extraits des deux romans cités plus haut. Ce travail donnera lieu à un livre et une exposition que je prépare actuellement.    

 

Exposition Pierre Gonnord au Centre Photographique de l’Ile de France

Abel  2006

Les images fortes restituées par ce photographe m’ont marqué et reviennent régulièrement me revisiter. Ces riches et sublimes portraits rappèlent pour ceux qui aiment la peinture « classique » ceux de Géricault, Goya, Fantin Latour et quelques autres. Ils évoquent également pour moi la littérature, certains personnages  de Victor Hugo, Dostoïevski ou Balzac. De prime abord la perfection de son travail photographique précis et si fin laisse immanquablement penser au numérique. Hors j’ai appris lors de la visite que Pierre Gonnord utilise un Hasselblad, un éclairage très limité mais parfaitement dosé et un fond qu’il installe lui même lorsqu’il photographie ses personnages dans leur lieu familier. Auparavant un long travail d’approche et d’échange l’amène à la prise de vue, tel que le pratiquait les photographes humanistes.

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Cette présentation s’articule essentiellement autour de portraits de personnes d’horizons divers réalisés entre 2005 et 2008,série intitulée :Témoins.

Exposition à l’abbaye de Maubuisson

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Dimanche 1er août

Fuir Paris étouffant même si le temps restait jusque la très raisonnable côté chaleurs. Périphérique, autoroute très fluides, arrivée à Saint Ouen l’Aumône vers 16 heures. Probablement que le lien avec l’Afrique est pour quelque-chose dans l’idée daller voir cette exposition dont j’avais à peine connaissance du propos.  Ce lieu ne m’étais pas inconnu pour l’avoir déjà fréquenté, il propose des expositions intéressantes, son calme et sa sérénité tranchent avec le continuel fond sonore de Paris. L’accueil est très chaleureux et permet quelques échanges concernant le travail de l’artiste invité, ce que nous n’avons pas manqué de faire à l’issue de la visite.

L’artiste camerounais Bili Bidjocka nous raconte une histoire improbable à travers un dispositif et des installations diverse réparties dans différentes espaces autour et à l’intérieur des bâtiments restaurés de l’abbaye.

 Fiction 3

Il s’agit pour cet artiste de nous entraîner dans une rencontre entre deux contemporains du XIIIème siècle : Saint-Louis, fils de la fondatrice de l’abbaye et Soundiata Keïta, l’un des plus grands empereurs d’Afrique. Entre poésie et merveilleux, les oeuvres qui ont toutes été spécialement créées pour l’exposition, confrontent passé et présent. Elles nous invitent à passer de l’autre côté du miroir pour voir le monde tel qu’il aurait pu être…

Le jeu d'échecs

Référence à la tragédie du roi Christophe d'Aimé Césaire

 




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